L’école d’aïkido Trouville-Deauville est affiliée à la Fédération Française d’Aïkido et de Budô (F.F.A.B.) …
… et fait partie du Groupe Historique Aïkido André Nocquet (G.H.A.A.N)

Aïkido, un sport pour tous...

Les techniques d’aïkido qui sont basées sur l’utilisation de la force de l’adversaire, ne nécessitent pas d’aptitudes physiques particulières.

Le travail musculaire se fait naturellement en accord avec la constitution de chacun.

C’est aussi pourquoi l’aïkido peut être pratiqué par des femmes, des hommes quelquesoit leur âge et dés le plus jeunes âge.

Le mot AÏKIDO est composé de trois idéogrammes :

ai

 

 indique l’union,le fait de mettre ensemble, de réunir.

 

ai

Ki est plus ou moins intraduisible, l’idéogramme représente la vapeur se dégageant de la cuisson du riz. Il s’apparente à l’air, au gaz, à la respiration, à l’apparence, à l’activité vitale ou force de vie. Cette notion correspond en chinois au QI (Tchi) que les acupuncteurs manipulent quotidiennement sur un plan thérapeutique. Ki correspond au souffle, à l’énergie vitale.

 

ai

 

Do est un idéogramme composé de deux parties représentant une tête et l’action d’avancer, il s’interprète comme l’image de l’homme qui marche en regardant où il va et se traduit en général par chemin,route, spécialité, voie, devoir envers l’humanité.

Une philosophie…

Par l’acquisition d’une plus grande connaissance de soi, l’aïkido vise à l’harmonisation de l’homme avec son environnement et à une meilleure compréhension des autres. Par son action formatrice de l’individu, l’aïkido propose une vision sociale de l’homme en tant qu’élément de l’univers.

Le Dojo veut littéralement dire « Voie » et « Lieu ». C’est donc le lieu où l’on trouve la Voie.
Un Dojo est par conséquent un lieu particulier qui répond à un certain nombre de règles, y compris dans son organisation interne sur le tatami.

Le mur du Nord est le kamiza. Il fait face à l’entrée qui se trouve dans le mur Sud, le shimoza. Le kamiza est aussi appelé le mur d’honneur, car il contient le portrait du fondateur de la discipline. Lorsque le Dojo est vaste, il est possible de créer un autel (shinden) dans lequel on mettra le portrait du fondateur, éventuellement les portraits des senseï précédents qui ont enseigné dans le Dojo avant soi. Il est possible de poser le shinden sur un tokonoma, c’est-à-dire sur un espace surélevé, qui délimite la zone de pratique du tatami de l’espace sacré. Sur ce tokonoma on peut trouver éventuellement le shihandaï (siège du Shihan) et les raihinseki (sièges des invités d’honneur). Mais ces sièges sont assez rares en dehors du Japon.

Le senseï s’assoit dos au kamiza, face au mur Sud et à ses élèves. Cette position répond à la fois à un aspect pratique et à une signification symbolique. Pour l’aspect pratique, il s’agit de pouvoir faire à tous ses élèves, parmi lesquels se trouvent de parfaits inconnus, notamment en début d’année. Il est donc bon d’être prêt à tout. La signification symbolique indique que l’enseignant reçoit la lumière du soleil, qui représente la connaissance qu’il va lui-même transmettre à ses élèves.

Les débutants s’assoient vers le mur Ouest, le shimoseki, tandis que les anciens seront vers le mur Est, le joseki, la direction où le soleil se lève. Ceci explique pourquoi les élèves se disposent de gauche à droite par ordre de grades et d’ancienneté. Cette disposition permet d’avoir les débutants à droite du senseï, soit du côté du bras qui est chargé de dégainer le sabre. Cette précaution n’était pas superflue à une certaine époque du Japon dans les dojos de Kenjutsu et de Iaïjutsu. Du côté du joseki on peut trouver également les assistants du senseï ou les professeurs invités à pratiquer pendant la séance. Mais traditionnellement, on installait les invités que l’on ne connaissait pas le long du shimoseki. Là encore, la raison vient d’une époque où les écoles de sabre rivales envoyaient des espions pour étudier les techniques d’un Dojo. Ainsi assis loin des élèves les plus avancés, ils ne pouvaient pas capter la technique. C’est la raison pour laquelle les katas faits par le senseï lorsqu’il y a des invités se font du côté Est et non au centre.

Aujourd’hui la variété des lieux transformés comme Dojo (gymnase, salle omnisports, hangar, grange, etc.) impose des changements d’orientation. Le kamiza ne se trouve pas forcément au Nord, car la porte d’entrée est à l’Est. Or la règle la plus fondamentale pour l’enseignant est de toujours avoir la porte d’entrée dans son champ de vision afin de parer à n’importe quelle intrusion. En revanche, ces changements d’orientation ne doivent pas changer la disposition des éléments du Dojo, que ce soit le shinden ou le placement des élèves. Ces inversions sont appelées gyaku-shiki.

Quelque que soit votre choix ou votre emplacement, veillez à respecter les règles de base de l’organisation du Dojo. Si vous ne pouvez pas le faire, ce n’est pas grave, mais il faut pouvoir expliquer les choix à ses élèves et leur donner les clés pour qu’à leur tour un jour ils montent leurs dojos correctement.

Enfin, n’oubliez pas que le plus important ce n’est pas tant le décorum que l’ambiance conviviale et l’étude sérieuse, car l’énergie mise par les élèves reste dans le lieu et les nouveaux pratiquants ressentent tout de suite cette « atmosphère ».

Remède contre le stress…

La pratique d’une activité harmonieuse mène à la découverte des comportements d’un être humain accompli, déterminé, conscient de ses possibilités, apte à utiliser toutes ses facultés pour résoudre les tensions de la société contemporaine.

Efficacité …

Exécuté dans la réalité du combat, les techniques d’aïkido peuvent être redoutables.

Elles sont d’autant plus efficaces que, par nature, elles amènent le pratiquant à dépasser la recherche de la perfection technique pour se libérer de la peur et de la tension vers la victoire.

En cultivant des attitudes exemptes d’agressivité, l’individu dispose de toutes ses ressources pour créer, dans l’action simultanée du corps et de mental, une réponse adaptée à l’environnement.

Source d’épanouissement…

La pratique de l’aïkido permet :

  • Le développement des réflexes et de la coordination,
  • Un excellent entretien physique,
  • Une plus grande maîtrise de soi,
  • Une bonne self-défense,
  • Une grande détente et une meilleure souplesse,
  • Une meilleure gestion du stress et des conflits,
  • Une harmonie entre le corps et le mental.

AÏKIDO ET JUDO

L’AÏKIDO se différencie du JUDO par quelques principes techniques.
Lors d’une poussée de l’adversaire, le JUDOKA tire et l’AÏKIDOKA tourne. Lors d’une traction de l’adversaire, le JUDOKA pousse et l’AÏKIDOKA entre en avançant. La distance de combat lors de la pratique à main nue se situe entre celles du Judo et du Karaté car
on trouve à la fois des techniques de saisies et de coups. Le mode de combat est différent en fonction de la distance séparant les deux protagonistes. Lorsque les pratiquants agrippent directement un vêtement ou un segment de membre, leur distance de combat est très proche, par contre lors du combat aux poings et pieds, les pratiquants sont plus éloignés.
Enfin, une distance d’engagement de combat plus importante éloigne les pratiquants lorsqu’il pratique avec les armes (sabre, bâton ou poignard). Dans la pratique de l’Aïkido, toutes ces différentes distances sont exploitées en fonction de la situation. L’intensité des chutes est variable. L’Aïkido comporte des chutes apparemment violentes pour les pratiquants de haut niveau, et des chutes entièrement contrôlées et modulées pour les débutants, les enfants ou les personnes du 3ème âge qui n’encourent dans ce cas aucun risque.

AÏKIDO ET KARATÉ

Le KARATÉ est principalement axé sur le travail des coups (poings et pieds). Les adversaires ont une distance de combat correspondant à ce travail et utilisent assez rarement le corps à corps à la différence de l’Aïkido. Par ailleurs, KARATE, JUDO et IAIDO, comme beaucoup d’arts martiaux japonais comportent des KATA, enchaînements de mouvements stéréotypés et théoriquement immuables représentant des situations combatives et qui se travaillent seul ou à deux suivant les disciplines.
Cette notion figée qui est une pratique importante de ces Budos n’existe pratiquement pas en Aïkido qui se veut une discipline en constante évolution aussi bien sur le plan collectif qu’individuel.